** * **
** * **
Ceci est une opération de lutte contre la pub et n'a pas d'autre but ou intérêt.
** * **
| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
** * **
** * **
Ceci est une opération de lutte contre la pub et n'a pas d'autre but ou intérêt.
** * **
** * **
Dieu fit l'homme à l'image qu'Il se faisait de Lui-même. C'était avant l'invention du miroir et de l'introspection. Puis, Il fit la femme à l'image que l'homme se faisait de l'esclave.
Devant l'echec de ces entreprises, Dieu imputa la faute à l'homme, qui en accusa la
femme, qui en accusa le serpent. Le serpent ferma sa gueule, comme d'habitude, et Dieu, ou l'homme, ou le plus bête des deux, lui coupa les pattes et le condamna à vivre comme un
orvet.
Dieu chargea alors la femme de faire l'homme et la femme, mais plus loin. L'homme accepta, parce que les esclaves se taisent en présence des maîtres, et la femme s'en chargea, non sans douleur.
Depuis, la femme fait l'homme et la femme à l'image qu'elle se fait de l'amour. Elle ne réussit pas mieux que Dieu, mais le fait plus souvent.
L'homme, entre temps, a inventé le crime et la guerre.
La femme se plaint à Dieu, de temps en temps, mais Il ne sait pas quoi faire : l'homme dit qu'il commet des crimes au nom de Dieu.
Et comme ils se ressemblent un peu tout de même...
** * **
** * **
** * **
** * **
Je profite du peu d'affluence de cet endroit pour renommer cette page.
L'ancien titre était "Dimanche matin" (faut avouer, ça avait moins de gueule).
** * **

Des arbres dégoulinait une pluie qui ne venait pas du ciel ; des nuages en lambeaux
s'élevaient des jardins.
Le dégel.
Les étangs se trouaient par endroits, là où les traces de pneus des voitures se concentraient. Et un peu sur les bords aussi. Sous les morceaux de glace épaisse, on pouvait apercevoir des jouets,
des poupées aux cheveux artificiels, des véhicules de plastique dont les couleurs vives passaient maintenant. Nous comptions l'âge de la terre en énumérant les branches qui levaient le doigt par
delà la surface des étangs. Germain prenait son temps et les autres gueulaient. Il flânait, comme à chaque fois, et comme à chaque fois les autres gueulaient : "Germain ! Magne-toi ! ".
"Germain ! ".
Les nuages trop bas faisaient une bande blanche qui barrait le ciel. Les herbes sauvages gardaient encore ce petit saupoudré de blanc qui recouvvrait la terre. Ente les deux, Germain, les cheveux
en bataille et les mains dans les poches de son pantalon à carreaux penchait tout le haut de son corps par dessus les barbelés, les yeux fixés sur la surface grise de l'étang du père Eugène, là
où son père s'était noyé quelques mois auparavant, au petit matin, saoûl, débraillé, les poches vides parce qu'il avait perdu l'argent de la paie à la belotte, chez la Charlotte, la grosse
Charlotte qu'on appelait "la grosse" et qui nous appelait "les petits cons".
"Alors, les petits cons, je vous mets quoi, cette fois ?"
Commentaires Récents